Bienvenue sur ma soucoupe !
Anne-Constance VIGIER, Gallimard, 2001, 112 p.
J'avais emprunté ce livre à Lyon, à la bibliothèque de la Pardieu, et je l'ai lu le 5 octobre. Court, il se lit assez vite.
Résumé :
Une jeune mathématicienne qui a changé de voie afin de faire une thèse sur le peintre Ostende découvre petit à petit la misère de celui-ci, sa solitude, et le secret terrible de son passé.
Mon avis :
Je trouve l'écriture de cette auteure incroyable, légère et tenace à la fois, froide, très technique, un peu inhumaine. J'aime vraiment beaucoup, c'est une sorte de rêve incompréhensible ancré
dans la réalité.
Quelques citations :
En réalité on éprouve toujours tôt ou tard le besoin de commettre l'irréparable, me répétais-je aussi jusqu'à l'obsession mais il me fallait aussitôt corriger : ou de le laisser advenir seul.
Car il en est tout à fait capable et ne nécessite le plus souvent aucun encouragement (p.76).
En haussant les épaules je sentis la douleur de la mort, comme une vis au milieu de mon dos et pour la première fois depuis des années (p.79).
Une fois dans le froid de la laverie automatique je me sentis capable de regretter l'invitation à dîner de ma mère, je l'avais refusée avec douceur pour une fois mais cela n'avait pas suffi à
endiguer la suite de ses récriminations, toutes justifiées ou peu s'en faut, pensai-je amèrement (p.99).
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