Présentation

Dimanche 28 octobre 2007

Elsa MORANTE, NRF, 1963 (trad. fr.), 398 p.

Résumé :
Arturo vit sur l'île de Procida. Seul. Sa mère est morte à sa naissance, et son père qu'il idolâtre part tout le temps en voyage. Son père décide de se marier avec Nunziata, qui n'a qu'un an de plus qu'Arturo. Il en tombe amoureux.

Mon avis :
L'écriture d'Elsa Morante est vraiment particulière, un peu âpre et un peu dépressive. C'est quand même violent d'imaginer un petit garçon qui a perdu sa mère à la naissance et de nous faire comprendre pendant un livre entier à quel point il est seul, seul, désespérément seul... :s
Bref, il ne se passe pas grand chose dans la vie d'Arturo et Morante décrit bien son désespoir et la vacuité de sa vie sans amour.

Quelques citations :
Il se peut, en conscience, que je n'aie jamais aimé sérieusement W.G. Et quant à N., qui était-elle, après tout, cette très fameuse femme ? Une pauvre petite Napolitaine qui n'avait rien de spécial, comme il y en a tant à Naples. (p.395)
A ce moment-là, l'envoi de cette boucle d'oreille prit pour moi toutes ses significations : d'adieu, de confiance ; et de coquetterie amère et merveilleuse ! Ainsi, maintenant, j'avais appris que ma petite amoureuse chérie était aussi coquette ! Sans le savoir, évidemment, mais elle l'était tout de même. En effet, quel autre adieu de femme aurait pu jamais exprimer une plus jolie coquetterie que la sienne, dans sa naïveté ? M'envoyer comme souvenir non-pas la marque de l'une de mes caresses ou d'un baiser ; mais celle d'un infâme mauvais traitement. C'était comme me dire : pour moi, même tes mauvais traitememnts sont des choses d'amour. (p.398)

Elsa Morante a également écrit La Storia (en deux tomes).

par Gabrielle publié dans : Livres
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Dimanche 28 octobre 2007

Anne-Constance VIGIER, Gallimard, 2001, 112 p.

J'avais emprunté ce livre à Lyon, à la bibliothèque de la Pardieu, et je l'ai lu le 5 octobre. Court, il se lit assez vite.

Résumé :
Une jeune mathématicienne qui a changé de voie afin de faire une thèse sur le peintre Ostende découvre petit à petit la misère de celui-ci, sa solitude, et le secret terrible de son passé.

Mon avis :
Je trouve l'écriture de cette auteure incroyable, légère et tenace à la fois, froide, très technique, un peu inhumaine. J'aime vraiment beaucoup, c'est une sorte de rêve incompréhensible ancré dans la réalité.

Quelques citations :
En réalité on éprouve toujours tôt ou tard le besoin de commettre l'irréparable, me répétais-je aussi jusqu'à l'obsession mais il me fallait aussitôt corriger : ou de le laisser advenir seul. Car il en est tout à fait capable et ne nécessite le plus souvent aucun encouragement (p.76).
En haussant les épaules je sentis la douleur de la mort, comme une vis au milieu de mon dos et pour la première fois depuis des années (p.79).
Une fois dans le froid de la laverie automatique je me sentis capable de regretter l'invitation à dîner de ma mère, je l'avais refusée avec douceur pour une fois mais cela n'avait pas suffi à endiguer la suite de ses récriminations, toutes justifiées ou peu s'en faut, pensai-je amèrement (p.99).

par Gabrielle publié dans : Livres
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Dimanche 28 octobre 2007

Bonjour et bienvenue à vous, amis ou inconnus, qui viendrez lire ou regarder les photos que je vais prochainement mettre en ligne (à partir de début novembre). Je voudrais ici rassembler un peu tout ce qui m'intéresse et vous le faire partager.

Bonne lecture !

par Gabrielle publié dans : Présentation et actu
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