Présentation

Samedi 10 novembre 2007
Voilà, j'ai mis quelques photos en ligne (ce n'est qu'un début !)
Elles sont dans les albums. 

 

par Gabrielle publié dans : Présentation et actu
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Mardi 30 octobre 2007
Giuseppe Tomasi DI LAMPEDUSA, Seuil, 1958

Résumé :
Le narrateur, un père de famille de la noblesse sicilienne, voit la lente destruction de son milieu, à l'époque de l'unification de l'Italie (1860). Par amour pour son neveu, il décide de sacrifier le bonheur de sa fille afin de sauver la fortune de celui-ci.

Mon avis
Ben c'est super ! c'est plein de subtilité, plein de jeunesse mais aussi de nostalgie, c'est aussi un moment de l'histoire italienne qui a contribué à construire son identité actuelle donc ça touche très fort notre imaginaire. Et puis la Sicile... :D

Quelques citations
Il n'y avait pas eu d'ennemis, mais un seul et unique adversaire : elle-même. Son avenir avait été détruit par sa propre imprudence, par cette rage impétueuse qui caractérisait tous les Salina ; et, en ce moment où ses souvenirs ressuscitaient après des années, elle voyait lui échapper la dernière consolation des affligés, le dernier philtre qui trompe leur douleur : elle ne pouvait plus attribuer aux autres son malheur. (p.244)

Luchino VISCONTI a fait un film (Palme d'or au Festival de Cannes en 1963) de ce livre. Voir
ici.
par Gabrielle publié dans : Livres
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Lundi 29 octobre 2007
Soljenitsyne, Seuil, 1972, 509 p.

Résumé
Ce livre est une sorte de réquisitoire qui condamne le comportement de l'état-major russe durant le premier mois de la guerre 14-18, en montrant l'absurdité du déploiement militaire et de ses décisions stratégiques, à travers de nombreuses courtes histoires qui mettent en scène des hommes et des femmes russes, à tous les niveaux de la société (en particulier celle d'un témoin privilégié, le colonel Vorotyntsev).

Mon avis
Ce livre m'a énormément marquée. Il faut dire que c'est un roman historique très documenté (avec carte militaire), qui fourmille de détails qui le rendent extrêmement vivant et crédible. Il est très intéressant, souvent poignant (les p.315 à 320, par exemple, m'ont tiré quelques larmes, mais je raconte pas, à vous d'aller chercher...)

Quelques citations
C'est aujourd'hui seulement qu'il se trouvait devant ce mystère redoutable de la guerre qui fait qu'on est dans l'impossibilité de prévoir ce que l'adversaire vous réserve pour le lendemain, et de savoir ce qu'on pourra bien faire soi-même en retour. (p.182)
Es war höchste Zeit, sich zu retten (il était grand temps de se sauver). (p.255)
Il n'est pas de vertu qui puisse servir de rempart ou de justification à celui qui a pris sur lui de diriger le destin de milliers d'hommes, et qui l'a mal dirigé.
(p.316)
Elle devait, cette compagnie, s'apercevoir au réveil qu'elle était toute seule, qu'on ne lui avait pas dit où aller, que tout autour d'elle c'était l'ennemi - et c'est à peu près tout ce qu'il lui fut encore donné de voir. (p.320)
par Gabrielle publié dans : Livres
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Dimanche 28 octobre 2007

Alex GARLAND, Gallimard, 1996, 474 p.

Résumé :
Richard dort dans un motel à Bangkok. Au matin, son voisin s'est suicidé en lui laissant une carte qui lui permet d'atteindre la plage, le lieu pur et non-profané où une vie communautaire est possible.
Mais une fois là-bas, le campement libertaire (quoique bien organisé) se transforme petit à petit en lieu du totalitarisme. Une série d'accidents rendent la confrontation inéluctable.

Mon avis :
Un roman initiatique, excellent. Vraiment à lire. Il a une grande puissance d'évocation, sans doute parce que le style est sans prétention : on est vraiment dedans.
La plage ou Comment on peut se trouver en enfer tout en se croyant au paradis.
Heu non, ce n'est pas drôle :D

Quelques citations :
J'ai beaucoup pensé à ce qu'il fit ensuite, et j'ai deux explications. La première, c'est qu'il en voulait à Sammy d'avoir embrassé Sal. L'autre, c'est qu'il voyait que Sammy était la cause du désespoir de Sal, et qu'il voulait y mettre fin. Les deux explications reposent sur le présupposé que Bugs était fou. Mais c'est bon. Il l'était. (p.461)
- Bien. Je suis contente de voir que tu as meilleur moral que ce matin.
- Je me sens beaucoup mieux.
- Inutile alors que je m'inquiète pour ce soir ?
- ... C'est ça. Pas de problème. Tu peux... l'oublier.
- L'oublier ? dit Sal, toujours aussi précise. Oublier qui ?
- ... Karl.
Elle m'a regardé avec un drôle d'air. "Qui ?
- Karl.
- Qui est Karl ?
- Karl est... Puis j'ai compris. Personne"
. (p.434)

par Gabrielle publié dans : Livres
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